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Bukavu : les 16 jours d’activisme mettent en lumière les violences numériques faites aux femmes et aux jeunes filles

À Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles met cette année un accent particulier sur une forme de violence qui prend de plus en plus d’ampleur : les violences commises dans les espaces numériques.

À travers les réseaux sociaux, les plateformes de messagerie et les différentes applications numériques, les femmes et les jeunes filles sont exposées à diverses formes d’abus, notamment le harcèlement en ligne, les menaces, les insultes, la diffusion non consentie de contenus intimes, les discours de haine, l’intimidation et d’autres formes de violences basées sur le genre.

Ces violences numériques peuvent avoir des conséquences importantes sur les victimes, notamment sur leur sécurité, leur vie privée, leur dignité et leur participation à la vie sociale. Certaines femmes et jeunes filles peuvent également être contraintes de limiter leur présence sur Internet ou de renoncer à certains espaces numériques par peur d’être harcelées ou agressées.

Sensibiliser pour mieux protéger

À Bukavu, les activités organisées dans le cadre des 16 jours d’activisme constituent une occasion de sensibiliser la population sur les dangers liés aux violences numériques et sur la nécessité de créer des espaces numériques plus sûrs et inclusifs.

La sensibilisation vise notamment à encourager les femmes et les jeunes filles à connaître leurs droits, à adopter des comportements de sécurité numérique et à signaler les cas de violences dont elles sont victimes.

Les acteurs engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre sont également appelés à renforcer leurs mécanismes d’accompagnement afin que les victimes de violences numériques puissent bénéficier d’une écoute, d’une orientation et d’un soutien appropriés.

Les hommes et les jeunes appelés à s’engager

La lutte contre les violences numériques ne concerne pas uniquement les femmes. Elle nécessite également l’implication des hommes, des garçons, des jeunes, des familles, des institutions, des organisations de la société civile et des acteurs du secteur numérique.

Chacun a un rôle à jouer pour promouvoir une utilisation responsable des technologies et dénoncer les comportements qui portent atteinte à la dignité et aux droits des femmes et des jeunes filles.

Dans cette perspective, les 16 jours d’activisme constituent un moment privilégié pour rappeler que les violences faites aux femmes ne s’arrêtent pas aux portes du monde numérique. Internet et les réseaux sociaux doivent plutôt devenir des espaces permettant aux femmes et aux jeunes filles de s’exprimer, d’apprendre, d’entreprendre et de participer pleinement à la vie de la société, sans subir de violences ni de discriminations.

Pour un environnement numérique plus sûr

La campagne à Bukavu invite ainsi à une prise de conscience collective : la transformation numérique doit aller de pair avec la protection des droits humains.

Mettre fin aux violences numériques faites aux femmes et aux jeunes filles exige des actions coordonnées en matière de sensibilisation, de prévention, de protection des victimes et de responsabilisation des auteurs.

Au-delà des 16 jours d’activisme, l’enjeu reste donc de construire durablement une société dans laquelle chaque femme et chaque jeune fille peut utiliser les outils numériques librement, en toute sécurité et dans le respect de sa dignité.

La lutte contre les violences numériques est désormais une composante essentielle du combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes et pour la protection des droits des femmes et des jeunes filles en République démocratique du Congo.

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